Skip directly to content

Parution : Socio n°2 "Révolutions, contestations, indignations"

Addthis

Sortie de Socio n°2, "Révolutions, contestations, indignations", Paris, Editions de la Maison des sciences de l'homme, 16 décembre 2013, 376 p.
Édité par Pénélope Larzillière, Boris Petric

Révolutions de couleur dans l'espace postsoviétique, révolutions de fleurs dans le monde arabe, mouvements des indignés en Europe, plusieurs ordres politiques ont été bouleversés par des mobilisations collectives aux modes d'organisations inédits. Au-delà de la singularité de ces différents événements politiques, Socio souhaite lancer un débat sur l'analyse de ces mouvements et leur comparaison. Relèvent-ils d’une rupture historique commune ?
Ces mouvements ont été caractérisés par des formes de mobilisation qui refuseraient hiérarchie et leader. Ils mettraient en avant une nouvelle horizontalité et fonderaient leur cohésion sur des modes d’action plutôt que sur le partage d’une idéologie commune. Les figures de l’intellectuel et les organisations classiques (syndicats, partis politiques) seraient marginalisées au profit de mobilisations spontanées émanant d’une « société civile » naturalisée et dépolitisée. Est-ce là que se situe le renouveau et les passerelles entre les mouvements ? Il semble nécessaire d’interroger et de mettre en perspective ces aspects.
1/ Comment se fabriquent concrètement des consensus contre l’ordre établi et des formes de répression ? Quels sont les lieux où s’élaborent ces nouvelles formes de mobilisation contournant les institutions politiques traditionnelles ? Les institutions et les militants « classiques » ne redeviennent-ils pas incontournables au moment de la pérennisation des mouvements et de l’exercice du pouvoir ?
2/ Quelle est l’importance des nouveaux processus d’identification et des réseaux transnationaux ? Comment s’organise concrètement la circulation des expériences, des émotions, des images et des techniques de contestation ? En quoi les médias sociaux modifient-ils les formes de mobilisation et de participation ? Permettent-ils la construction d’un nouvel espace public ?
3/ Comment envisager ces événements dans une approche plus globale de la temporalité ? Retrouve-t-on la spécificité du temps révolutionnaire identifié par les historiens de la Révolution ? Les horizons d’attente sont-ils fondamentalement renouvelés ?

Sommaire

Éditorial Michel Wieviorka

Le dossier
Pénélope Larzillière, Boris Petric, Michel Wieviorka, « Révolutions, contestations, indignations » ;
Olivier Roy, « Le printemps arabe et le mythe de la nécessaire sécularisation » ;
Yvon Le Bot, « De la révolution à la mondialisation. Changement de paradigme en Amérique latine » ;
Geoffrey Pleyers et Marlies Glasius, « La résonance des « mouvements de 2011 » : connexions, émotions, valeurs » ;
Sarah Anne Rennick, "Contested meanings in the Egyptian revolution";
Matthias Middell, « Cycle révolutionnaire et histoire globale » ;
Sophie Wahnich, « Incertitude du temps révolutionnaire » ;

Le débat
Manuel Castells, Farhad Khosrokhavar, Alain Touraine, animé par Michel Wieviorka, « L'unité des grandes contestations contemporaines »

L'entretien
Cuba, cinéma et révolution. Entretien conduit par Xavier d'Arthuis d'Alfredo Guevara

Chantiers
Paula Vasquez Lezama, « Hugo Chávez : de l'aura du progressisme à la dérive autoritaire »
Alain Bertho, « Soulèvements contemporains et mobilisations visuelles »

L’État en question
Compter les humains
Elena Filippova et France Guérin-Pace, « Le recensement : miroir ou prescripteur ? La force performative des catégorisations ethniques dans la vague de recensements des années 2010 » ;
Hervé Le Bras, « Les trois démographies »

Varia
Hiroshi Watanabe, « Pourquoi l’histoire du Japon de la période Tokugawa et du début de l’ère Meiji est-elle si intéressante ? »
Régis Pierret, « Qu’est-ce que la précarité ? »

Droit de suite
Elaine Coburn, Makere Harawira-Stewart, Aileen Moreton-Robinson et George Sefa Dei,"Unspeakable things: Indigenous research and social science "

Post new comment